Chez nos clients qui viennent d’aménager un open-space, la question du bruit revient presque à chaque fois, mais souvent trop tard, une fois les équipes installées. Un cerveau met en moyenne 23 minutes à se reconcentrer pleinement après une interruption sonore. Sonnerie de téléphone, discussion entre collègues, bruit de pas : dans un open-space mal pensé acoustiquement, ces interruptions se comptent par dizaines chaque jour, et la perte de productivité associée est estimée à près de 30 % dans les études sur le sujet.
Bonne nouvelle : le bruit au bureau n’est pas une fatalité, et il n’est pas nécessaire de remonter des murs pour retrouver du calme. Voici comment on aide nos clients à comprendre le problème et choisir les bonnes solutions, sans sacrifier la convivialité de l’espace ouvert.
Comprendre les problèmes acoustiques : réverbération vs propagation
Avant d’acheter du matériel, il faut comprendre pourquoi un bureau est bruyant. Souvent, le coupable n’est pas tant le volume des voix que les matériaux de la pièce.
Dans l’architecture moderne (béton, grandes baies vitrées, sols durs), le son ricoche : c’est l’effet « ping-pong », ou réverbération. Le son d’une conversation à l’autre bout du plateau voyage, amplifié, jusqu’aux oreilles les plus éloignées.
Une bonne stratégie acoustique repose sur deux piliers : l’absorption, pour éponger les sons et empêcher l’écho, et l’isolation, pour bloquer le son et créer des zones étanches.
Les panneaux acoustiques : pour casser l’écho
C’est la première ligne de défense, souvent la plus esthétique et la plus simple à mettre en œuvre.
Les panneaux muraux et plafonds
L’objectif est de couvrir les surfaces dures (murs nus, plafonds en béton) avec des matériaux absorbants poreux. Ces panneaux, souvent recouverts de tissu, piègent les ondes sonores. Ils sont aussi devenus des éléments de design à part entière : formes géométriques, couleurs variées, intégration de végétaux, ils habillent les murs tout en feutrant l’ambiance.
Dalles suspendues
Dans un espace à grande hauteur sous plafond (type loft industriel), le son a tendance à monter et redescendre partout. Suspendre des baffles ou des îlots acoustiques au-dessus des bureaux partagés permet de capter le bruit à la source, juste au-dessus des collaborateurs.
Les cloisons séparatives, l’intimité visuelle et sonore
En open-space, le bruit est souvent lié à la vue. Voir un collègue au téléphone incite le cerveau à essayer d’écouter la conversation, c’est un réflexe naturel.
Les cloisons amovibles jouent un double rôle : une barrière physique, qui bloque la propagation directe du son entre deux personnes assises face à face, et une barrière psychologique, qui recrée une bulle personnelle indispensable au bien-être.
Pour être efficace, une cloison doit dépasser la hauteur de la bouche de l’utilisateur assis. On recommande des modèles certifiés avec une âme absorbante performante, plutôt que de simples vitres en plexiglas qui renvoient le son.
La cabine acoustique, l’incontournable de l’aménagement tertiaire
C’est la solution qui a le plus transformé l’aménagement de bureau ces dernières années. Quand l’isolation globale ne suffit plus, il faut pouvoir s’extraire de l’espace.
La cabine acoustique (ou « phonebox ») est une pièce dans la pièce, totalement insonorisée, ventilée et électrifiée.
Pour celui qui appelle, elle permet de parler fort, d’animer une visio ou de négocier un contrat sans craindre d’être entendu, confidentialité garantie. Pour les autres, le calme reste préservé dans l’open-space : une seule personne bruyante au téléphone peut déranger dix collègues, en s’isolant, elle protège toute l’équipe.
De la cabine individuelle (phonebooth) à la salle de réunion modulaire pour 4 ou 6 personnes (meeting box), ces solutions restent flexibles : on peut les déplacer en cas de déménagement, contrairement à une salle construite en placo.
Nos partenaires fabricants, comme Haworth ou Eurosit, proposent des cabines avec des systèmes de ventilation ultra-silencieux, car rien n’est pire que de remplacer le bruit des collègues par le bruit d’une soufflerie.
L’importance de l’audit acoustique
Chaque bureau est unique. Poser des panneaux au hasard peut s’avérer inefficace, et coûteux.
C’est pourquoi on ne vend jamais sur catalogue. Notre bureau d’études analyse la configuration des locaux, les matériaux existants et les flux de circulation, pour déterminer combien de panneaux sont nécessaires, où placer la cabine acoustique pour qu’elle soit vraiment utilisée, et s’il faut privilégier des moquettes acoustiques en complément.
Testez le silence à Caen
Il est difficile d’imaginer le silence sur une brochure. C’est pour ça qu’on a intégré ces solutions dans notre showroom de 450 m² à Caen. Venez tester la différence : entrez dans une de nos cabines acoustiques, fermez la porte, et écoutez le silence.
👉 Découvrez l’ensemble de notre gamme sur notre page solutions acoustiques.

